De l’ÉsotéRISME

L’ésotérisme. Thèmes, motifs et acteurs d’une culture en train de se faire

On confond souvent occultisme et ésotérisme.

C’est pourquoi sur ce sujet controversé, je mets le lien sur une synthèse de David Bisson : https://doi.org/10.4000/cerri.1513

Essai sur le désir

Essai sur le désir

Les éditions Ramsay m’ont permise de concrétiser mon idée de rassembler diverses voix de femmes pour explorer la notion de désir ( Eros, désir d’être aimée, désir de se créer un langage…)

Mon dernier texte : « pôle +, pôle – » rappelle les recherches de certains ésotéristes sur l’énergie vitale, le Yin et le Yang.

Entre frénésie et cruauté : les contes noirs de Nicolas Liau

Entre frénésie et cruauté : les contes noirs de Nicolas Liau

Quand je serai grand, je serai mort, contes déliquescents, Nicolas Liau, préface de Claude Lecouteux et postface de David Dunais, éditions Flatland, « La Fabrique d’horizons », septembre 2020, 188 pages, 14 euros.

J’avais déjà lu des nouvelles de Nicolas Liau, l’univers du fantastique français étant bien circonscrit.

Paru chez Flatland éditeur, « la fabrique d’horizons », cette édition a été revue par l’auteur. ( première édition en 2020)

Pour les amoureux du fantastique, et les non spécialistes, la postface de David Dunais a le mérite de remetttre ce recueil dans une perspective historique : « Nicolas Liau s’inscrit dans une tradition littéraire« ( p.180)

On rappelle peu la mode de l’inspiration fantastique au XIXème siècle, corrélée au romantisme sauf dans les manuels scolaires. On a oublié la renaissance de l’irrationnel à la fin du XVIIIème siècle sous l’influence de Swedenborg, Saint-Martin ,Martines. Trois illuminés ou trois mystiques selon les perceptions de chacun par rapport à l’ « occulte ».

Nicolas Liau fait revivre tout un pan de cette histoire littéraire, proche de Lautréamont par son écriture poétique de l’excès, proche de Villiers de l’Isle-Adam par la densité philosophique de ses « contes ».

Contrairement à beaucoup de ses contemporains, l’écrivain travaille son style, essaie de se forger un lexique, une syntaxe propre à saisir l’horreur de Thanatos. Cléore, la morte-vivante dans « Lange et linceul » met en abyme le rapport de l’écrivain avec sa muse: « Gare aux mots…! »

Toutefois comme les petits maîtres du XIXème siècle et les écrivains de 1830, il y a dans son recueil une mélancolie faisant écho à la réalité de 2021 : individualisme forcené, prise de pouvoir des personnages féminins sur les autres protagonistes, croyances en déliquescence comme ce couvent en ruines évoqué dans le recueil. Si elle n’est pas nommée, l’actualité affleure par petites touches.

L’écrivain nous incite à ne pas détourner notre regard des montres tapis dans la psyché humaine, dénonçant peut-être les « songe-creux », incapables de vivre ici et maintenant.

Une critique en filigrane de la platitude et de la légéreté agitant nos contemporains ?

Chez Nicolas Liau, lucidité, désanchantement , « rêve noir » composent un alcool fort. Très fort.

Liviyatan : un espace de symbolisation contre la rumeur

Liviyatan : un espace de symbolisation contre la rumeur

Céline MALTÈRE

Illustration de Léo GONTIER

La CLEF D’ARGENT (Dijon, France), coll. LoKhaLe n° 10
Date de parution : septembre 2021

Première édition
Roman, 150 pages, catégorie / prix : 9 €
ISBN : 979-10-90662-63-6
Format : 11,0 x 17,5 cm
Genre : Fantastique

Collection LoKhale

La rumeur existe dans tous les domaines, omniprésente dans notre quotidien.

Céline Maltère nous montre dans son dernier récit ancré à Vichy comment la rumeur peut contribuer à la création de mythes et entretenir de fausses histoires dans l’Histoire des années 30.

Tout commence comme dans un conte par une rivalité entre pêcheurs obsédés par un monstre aquatique.

Le registre fantastique permet de dessiner un espace de symbolisation spécifique faisant surgir l’égrégore noir de l’inconscient collectif gangrené par l’antisémitisme et la bêtise humaine.

A travers l’histoire de la petite fille juive Marie-Évy Lieberman qui rappelle les héroïnes hugoliennes, c’est l’enfance qui est magnifiée dans sa capacité à communiquer avec la nature, le monde visible et invisible :

« Oui, elle avait surgi, elle avait les yeux clairs d’une nuit de comètes.

Créature de l’Apocalypse, la Bête révèle la boue dans le cœur des hommes et leur méchanceté. En fait, il faut des agents à la rumeur. Ce seront dans le roman, des journalistes et un nobliau avide de gloriole.

Rumeur, chasse du monstre et chasse aux sorcières se rejoignent dans un même élan à rejeter sur l’autre la part d’ombre que l’on évite de voir. Critique de l’ignorance , de la veulerie et de l’aptitude à trouver des boucs-émissaires ( ici une agnelle-émissaire), LIVIYATAN est un récit contestataire. Contre les vrais Léviathan de l’extrême-droite, de l’obscurantisme, de la calomnie.

Bien au-delà du fait divers relaté, de l’hiver 1933, du « monstre de l’Allier » local, le roman défend la quête de la vérité et l’absence de préjugés. Lutter contre la rumeur n’invite pas à léviter.

Salon des Littératures Maudites : 10-11 et 12 septembre à Charleville-Mézières ( médiathèque Voyelles)

Salon des Littératures Maudites : 10-11 et 12 septembre à Charleville-Mézières ( médiathèque Voyelles)

« Après H.P. Lovecraft, Jacques Bergier, Arthur Conan Doyle et Edgar Allan Poe, place aux vampires ! L’ombre de Bram Stoker va planer sur cette cinquième édition du Salon des Littératures Maudites prenant le parti d’explorer le mythe du vampire en commençant bien entendu par le plus fameux d’entre eux : le Comte Dracula. Qui était-il ? De quel folklore est-il issu ? Comment s’est-il à ce point imposé comme le symbole du vampirisme dans les différentes formes de culture populaire (littérature, cinéma et autres…). Plusieurs conférences viendront répondre à ces interrogations tandis qu’une exposition et un conteur aideront à imprégner la manifestation d’une atmosphère digne des classiques du cinéma gothique lui-même largement abordé. Enfin, jeux de rôle, cinéma et sélections de livres traitant des vampires et du vampirisme viendront compléter ce Salon du renouveau.

Bien entendu et comme à l’accoutumée, des sujets divers et variés mais toujours «marginaux » seront abordés pour offrir une petite variété du vaste éventail de thèmes recouverts par les littératures maudites : l’alchimie et ses mystères, la légende noire de Gilles de Rais, les relations orageuses entre la littérature érotique et la censure, le giallo (forme de thriller érotico-psychédélique venu d’Italie), l’après-vie ou encore les rumeurs sulfureuses entourant certains groupes de rock. « 

Je serai présente à ce Salon inauguré par Philippe Marlin, éditeur de L’œil du Sphinx et président d’une association visant à célébrer l’imaginaire : l’O.D.S dont je fais aussi partie.

www.mediatheque.ardenne-metropole.fr

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