Mon dernier roman Corps fantômes

Mon dernier roman Corps fantômes

Illustration du roman corps fantôme

Argumentaire CORPS FANTÔMES

Fabienne Leloup

 

Expériences de mort imminente, hypersensibilité à l’invisible…certaines personnes semblent ébranler notre vision ordinaire de la réalité.  C’est le constat que fait Yara, infirmière de 22 ans en faisant la rencontre, à Paris, d’Hermine de la Vallée, un médium à l’allure de star de cinéma. Rashid, son frère n’a pas choisi la même voie que sa sœur. Il a arrêté l’école, longtemps glandé, avant de choisir le fondamentalisme qui l’entraîne à certaines extrémités.

Il ne comprend pas pourquoi sa sœur a quitté les urgences pour un établissement médicalisé où séjournent de riches retraités, tous plus délirants les uns que les autres. Clin d’œil à la bande-dessinée, Les vieux fourneaux(chez Dargaud) qui raconte les aventures de trois septuagénaires et les bouleversements socio-culturels de notre époque.Au contact d’Hermine, Yara se met à entendre une voix, puis plusieurs… à sentir les présences d’âmes errantes autour d’elle. Ce sont celles des défunts coincés entre la terre et le ciel, lui explique la vieille dame. Soit parce qu’elles ne veulent pas partir, soit parce qu’elles ont été victimes de mort violente. Pour Yara, plus rien ne sera comme avant.Hermine veut lui transmettre son don de communication avec les disparus.Il y a tant de messages des âmes errantes, la prévient-elle.Peut-elle repousser ces « corps fantômes » ?Comment expliquer à Rashid que certains passages ne se forcent pas impunément ?Paranormal et actualité : tels sont les deux fils conducteurs de ce livre qui souhaite faire réfléchir sur la notion de choix. 

PARTICIPATION au colloque à Epinal : TOPOLOGIES de l’IMAGINAL

PARTICIPATION au colloque à Epinal : TOPOLOGIES de l’IMAGINAL

COLLOQUE INTERNATIONAL « TOPOLOGIES DE L’IMAGINAL » :

Présidente d’honneur :
Professeur Chao Ying Durand

Direction :
* Jacques Oréfice (IME)
* Stéphane Wieser (Les Imaginales)

Comité scientifique :
* Georges Bertin (directeur de recherches)
* Lauric Guillaud (professeur des Universités)
* Professeur Céline Bryon Portet
* Professeur Véronique Liard
* Professeur Yves Chevalier

Téléchargement :
Appel à Communications – Colloque Topologies de l’Imaginal – 2019

 

PROBLÉMATIQUE :

Topologies : la topologie consiste à rattacher une suite d’idées abstraites à des objets sensibles familiers (Littré).

Imaginal (ou mundusimaginalis) : l’imaginal ouvre l’homme à la transcendance. Entre perception et intellect, entre le monde des abstractions ou formes intelligibles, et le monde sensible celui des formes matérielles, il donne toute sa place à l’intelligence agente (Henry Corbin), quand chacun chemine vers le plus haut degré de réalisation et de sens de sa vie, dans la réconciliation des contraires : le réel et la réalité, l’invisible et le visible, le spirituel et le matériel, l’esprit et le corps. « Les Anciens, écrivait Henry Corbin, en étroite relation avec l’Invisible, ont toujours intégré dans leur vision du monde une transcendance omniprésente, et ont toujours établi un lien sympathique et permanent entre l’ici-bas et l’Autre-monde : ce domaine spirituel s’est présenté universellement sous les traits à la fois d’un « âge d’or » primitif et d’un éden eschatologique, d’un lieu d’outre-tombe habité par les âmes défuntes, d’un endroit (ou plutôt d’un envers) où tous les rêveurs se rendent chaque nuit et où l’imagination active a l’occasion de trouver un terrain de jeu, bref, d’un « monde des dieux » — d’une « terre sainte », d’une « terre des bienheureux », d’un « pays des merveilles » ou d’une « terre céleste » comme disait joliment Plotin — « où se jouent perpétuellement la trame scénarique, les hauts faits et les événements édifiants du grand film de l’Univers».

Dans cette rencontre, nous nous intéresserons aux continents perdus, aux mondes intermédiaires, transitionnels, où des hommes et des groupes sociaux peuvent dépasser leurs limites dans le sentiment de reliance au Monde et à l’Autre. Ces lieux intermédiaires sont présents et identifiables dans les mythologies et dans les lieux que nous pouvons rencontrer dans nombre de recours contemporains au Moyen-âge mais que l’on ne peut répertorier sur aucune carte géographique ni intégrer à aucune frise chronologique. Autant d’’espaces-temps fabuleux, contrées, cités et royaumes fictifs qui sont tour à tour le domaine de la peur ou des enchantements, de l’initiation philosophique, de la satire politique ou de l’utopie.
Pourront être interrogées les formes de l’imaginaire intimes ou sociales, les littératures, les cosmogonies et les cosmologies, les Montagnes sacrées localisées au Centre du Monde, de l’Olympe grec à la Jérusalem céleste, via la terre de Hurqalya et ses cités, la Civitas Dei d’Augustin, la République de Platon, les Iles Fortunées, Thulé et Hyperborée, Avalon, l’Atlandide, l’Eldorado, le Royaume du prêtre Jean, Les îles de Sindbad le Marin, le Temple de Salomon, les châteaux aventureux des légendes arthuriennes, les « noosphères » contemporaines, les temples maçonniques, etc.
À l’intersection des mondes sensibles, et du spirituel, ces topologies sont de fait ceux où le sacré se manifeste comme réalité modelant les comportements humains, nous révèle des dimensions religieuses cachées dans le profane, « quand les points cardinaux de l’Espace constituent une fantastique transcendantale, là où réside ce supplément d’âme que l’angoisse contemporaine cherche anarchiquement sur les ruines du déterminisme ». (Gilbert Durand).

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COLLOQUE : LE VOYAGE DANS LE TEMPS

COLLOQUE : LE VOYAGE DANS LE TEMPS

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Source: Flickr

Le voyage dans le temps Association Stella Incognita

18 et 19 avril 2019 à Clermont-Ferrand
Organisatrices Karen V
ERGNOL-REMONT et Élisabeth STOJANOV, CELIS

Qu’est-ce donc que le Temps ? « Si personne ne me pose la question, je sais ; si quelqu’un m’interroge et que je veuille lui répondre, je l’ignore. » (Saint Augustin, Confessions XI, 14, 17). Ces propos du théologien d’Hippone illustrent parfaitement les rapports que l’homme entretient avec le Temps. Tout comme l’Amour ou la Mort, le Temps fait partie de ces grandes notions qui structurent notre existence, mais qu’il est difficile de définir de façon péremptoire. Selon qu’on se place du côté du philosophe, de l’anthropologue, de la psychologue, de l’historien, etc., nous trouvons à chaque fois une définition différente. Ce rapport de l’Homme face au temps évolue avec les sciences. Les travaux d’Einstein sur la relativité et les récentes études de Stephen Hawking ont largement contribué à repenser cette notion. En outre ces deux physiciens permettent de remettre en question un autre grand mystère qui est celui du voyage dans le temps. Si la science est encore réticente face à ce sujet, l’art et les littérateurs se sont fait un plaisir à le prendre à leur compte et le développer dans toutes les directions : boucles temporelles, paradoxe du grand-père, modifications historiques, machines temporelles sont autant de motifs qui parcourent la littérature de science-fiction.

Lors de ce colloque, qui porte sur le voyage dans le temps, différents axes d’études pourront être proposés, tous les médiums et aires géographiques peuvent être représentés.

Nous proposons ci-dessous quelques pistes non exhaustives :

  • –  Quel moyen est utilisé pour le voyage : machine, rêve, drogue, cataclysme, etc.
  • –  Dans quelle mesure le voyage dans le temps permet-il de (re)penser les territoires et

    l’histoire ? Les premiers voyages dans le temps étaient principalement temporels. Nous pensons à l’explorateur anonyme de Wells dans The Time Machine (1895) qui se rend dans le futur en 802701, mais qui reste toujours dans la région londonienne. À contrario, Pierre Saint-Menoux dans Le Voyageur imprudent (1941) de Barjavel sillonne la planète en 2052 pour découvrir la raison du cataclysme qui a plongé la terre dans le chaos. Ces deux mondes futurs ont en commun de ne pas présenter de frontières et offrent aux lecteurs un sentiment d’harmonie. On pourra alors se demander quel espace et quel temps sont visités ? : passé, présent, futur.

  • –  Des auteurs privilégient-ils le voyage temporel dans leur œuvre ? Silveberg a écrit de nombreux romans sur la question ainsi que Gérard Klein. Pourquoi ?
  • –  Pourquoi ce regain de la thématique notamment dans les films depuis les années 2000 ? Quel héritage Back to the futur laisse-t-il dans le paysage cinématographique ?
  • –  Quels sont les super-pouvoirs dans les Comics qui permettent de voyager dans le temps. Dans le film Supernam de 1972, le héros remonte dans le temps en inversant le sens de rotation de la terre.
  • –  Quelles traces les voyageurs temporels du passé laissent-ils derrière eux ? Quels impacts ces anachronismes ont-ils sur l’histoire et les récits ?

    Les propositions d’environs 600 mots, jointes d’une courte biobibliographie, sont à envoyer à elisabeth.stojanov@gmail.com ou karen.remont@wanadoo.fr avant le 31 janvier 2019. Une réponse sera donnée aux contributeurs à partir du 15 février.

    Le colloque prendra en charge les déjeuners.

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Fortis imaginatio generat casum( Une forte imagination produit l’événement) : La Déception des fantômes de Céline Maltère

Fortis imaginatio generat casum( Une forte imagination produit l’événement) : La Déception des fantômes de Céline Maltère

La déception des fantômes, nouvelles, Céline Maltère, éditions La Clef d’Argent, 274 pages, 13 euros.

 

Je n’ai pas eu le loisir de rencontrer de visu Céline Maltère, mais nous partageons le même attrait pour le Bizarre, la culture antique et la même exigence stylistique.

 

La Déception des fantômes, son dernier recueil paru aux éditions La Clef d’Argent, est un régal. Contrairement à beaucoup d’auteurs, happés par leur sujet, Céline Maltère cisèle ses textes sans fioritures et leur imprime un rythme. Excellente nouvelliste, le lecteur ne peut guère présager la fin imaginée par l’auteur. Ainsi, dans « Les punaises », la vraie punaise n’est pas un insecte, mais une jeune femme rancunière.  Dans  » Lucia », Hécate malgré ses pouvoirs ne pourra sauver son amante de la mort. 

Dans ce livre, Céline Maltère renouvelle le registre du fantastique en mêlant dieux et mortels, animaux et êtres humains, vivants et revenants. Ses nouvelles ne sont pas exemptes de cruauté. « La Verrière » offre une variation sur le savant fou au féminin et une descrition du « phlegmon » abominable. Mais l’impression qui en ressort est autre : chaque personnage est intrinsèquement seul.Et surtout chaque personnage semble, à un moment donné devoir affronter l’écart entre sa vision de la réalité et le réel. Supplice, déception. Témoin Gemma, dans la nouvelle éponyme :

« Regardant autour d’elle, Gemma se demanda ce qui l’avait retenue toutes ses années du côté des vivants, à supporter le vide et les reflets vains de l’amour, tous les espoirs déçus ».

Malgré tout, ces textes démontrent la véracité du proverbe latin : fortis imaginatio generat casum ( une forte imagination produit l’événement). Sans doute davantage pour l’auteur que l’on sent passionnée par les mots, « ailes lancéolées », et pleine d’humour:

« J’aurais tant voulu voir quelle tête avait Elsa quand elle tira la langue au peintre, persuadée qu’il voulait l’épouser ».

Céline Maltère connaît bien la langue française, laquelle, ne la déçoit jamais, à notre plus grand plaisir, nous qui sommes peut-être aussi des fantômes souffrant de notre peu de réalité.

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CHEVAUCHANT LE VIDE de Marc-Louis Questin : exercice spirituel

CHEVAUCHANT LE VIDE de Marc-Louis Questin : exercice spirituel

Chevauchant le vide, 333 haïkus, éditions Unicité, 13 euros.

 

 

Le haïku est la forme retenue par Marc-Louis Questin dans ce recueil qui procède de la même vision du monde baignant tous les écrits de l’auteur: comment accéder à l’infini ?

Dans la société qui est la nôtre, écrire est déjà une gageure ; écrire un poème, une provocation. Que dire, d’écrire des haïkus ?

Marc-Louis Questin lance le gant pour une joute, sans espoir d’être un champion:

« Repenser la vision

Qui circule dans les rêves

D’un présent éternel ». 

 

Face au vide, le poète ne se soucie plus de s’insérer ou non dans l’Histoire, pris par des univers mutiples où il se souvient de son enfance, de sa famille et de toux ceux qui peuplent son parc de mémoire(s). Brièveté essentielle du haïku qui dissout les faux-semblants autant que les mots superflus. Alchimie du verbe et en même temps art de l’impromptu si cher aux peintres d’Extrême-Orient.

Jamais  cette forme n’aura signifié autant dans sa quintessence, dans un univers gangrené d’images, de paillettes et de fausses informations.

C’est une poésie de la conscience insurgée, 

« Admirable visage

Traversant le miroir

des princesses de l’abîme ».

 

Et surtout une poésie qui établit des points de convergence entre le lecteur, l’auteur et ses perceptions.
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